Printemps Un plan a accueilli certains, les critiques des autres

Printemps Un plan a accueilli certains, les critiques des autres

Cependant, les mesures sanitaires annoncées par le gouvernement Legault mardi ne sont pas satisfaisantes. Si le monde du sport accueille le soulagement, les gymnases, les spas et les restaurants se mettent en branle. Les partis d'opposition ont appelé à "redoubler d'efforts" pour protéger la population.



Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina
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Un avantage pour le sport

«Nous comprenons qu'il faut avancer pas à pas», a déclaré la présidente de Sports Québec Julie Gosselin, pour qui les nouvelles mesures sont un «bon départ». Les piscines et les espaces rouvriront pour des activités gratuites, dans une bulle familiale. À l'extérieur, huit personnes pourront désormais pratiquer une activité physique. Jusqu'à présent, il y en avait quatre. Son équipe veut cependant être «ailleurs après la pause» si l'affaire se poursuit jusqu'au 8 mars. Nous espérons revenir à une séance d'entraînement au gymnase. Toutes les fédérations sont prêtes et ont des plans spécifiques. «Il existe de nombreuses options et nous pouvons être créatifs», déclare M.ma Gosselin. Pierre Lavoie, fondateur du Grand Défi qui porte son nom, est également d'accord. «S'il n'y a pas d'autre ouverture après la semaine de vacances, nous mettrons beaucoup plus de pression, car alors nous perdons une génération. Nos jeunes déménageront moins pendant un an, alors qu'entre 12 et 17 ans est une période très importante pour leur un plan pour que début mars, les mesures viennent vite et clairement », insiste-t-il.

Oublié, négligé?

Pour beaucoup, cependant, les mesures gouvernementales manquent de cohérence et de nuance. Ceci s'applique à l'Association des spas du Québec, dont les locaux ne seront pas rouverts. «L'été dernier, il n'y a pas eu d'épidémie de COVID-19 dans nos installations, car nous avons accueilli des centaines de milliers de personnes. Pourquoi les piscines et les stations de ski peuvent-elles être ouvertes même dans la zone rouge, comme les gymnases et les salles d'exposition dans la zone orange, alors que les spas restent fermés? Que faut-il d'autre pour rouvrir? Pouvons-nous obtenir des réponses? Demande à sa présidente, Véronique Lemieux. Même constat pour la fondatrice des studios de yoga IDOLEM à Montréal, Melody Benhamou. «Depuis le début, tout est incohérent. Nos membres ne sont pas malades, mais nous sommes fermés depuis octobre. Le pire dans tout cela est que nous n'avons pas de scénario de redémarrage clair. "On ne peut pas planifier nos dépenses, nos projets, rien", se lamente l'homme d'affaires. "Quelle est l'échelle pour dire que vous ouvrez une piscine, mais laissez une salle de sport fermée?" «Si au moins nous avions des réponses claires, nous pourrions accepter ce qui se passe», a déclaré Dan Marino, propriétaire du Mega Fitness Gym au Québec.

PHOTOS BROUD BROUD, ARCHIVES PRESSE

Les piscines pourront rouvrir leurs portes partout au Québec.

La ceinture orange a été accueillie en Outaouais

La Direction régionale de la santé publique de l'Outaouais, pour sa part, s'est félicitée du déménagement vers la zone orange, tandis que «l'amélioration de la situation épidémiologique» ces dernières semaines, notamment en réduisant le nombre d'épidémies et d'hospitalisations, a permis ce soulagement. Mardi, la région n'a enregistré que neuf cas de COVID-19. "Nous nous félicitons très bien de cette annonce", a déclaré une porte-parole, Patricia Rhéaume.à propos de Brigitte Pinard, directrice régionale de la santé publique de l'Outaouais, fera rapport de la situation mercredi. Malgré le changement de niveau, la région exhorte les habitants à «rester vigilants». «Nous devons continuer à réduire le nombre de contacts sociaux inutiles. «Le respect des mesures de santé reste notre meilleur outil pour prévenir d'autres éclosions», a averti le CISSS de l'Outaouais.

"Nous sommes au bout de notre corde"

Les restaurants de la zone rouge ne pourront pas rouvrir leur salle à manger. «C'est dommage pour nos membres de la Capitale-Nationale, en particulier, d'avoir de grands espoirs de changement», a déclaré François Meunier, vice-président aux affaires corporatives à l'Association Restauration Québec (ARQ). «Nous devons envoyer un message spécifique à notre industrie, car nous perdrons beaucoup de savoir-faire. Dans quelques semaines, nos salariés seront à la fin de leur assurance emploi. Nous sommes tous au bout de notre ligne. «On ne peut plus laisser la salle à manger fermée indéfiniment, sans se donner un horizon», explique-t-il. Chez Restaurants Canada, le vice-président du Québec, Olivier Bourbeau, est d'accord. "Nous sommes sûrs que nous sommes déçus, mais nous aimerions attendre encore deux semaines avant de rouvrir définitivement. "Nos membres l'ont montré: nos institutions sont sûres et nous sommes l'alternative à ne pas avoir de rassemblements à la maison", a-t-il déclaré.

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Les restaurants de la zone rouge ne pourront pas rouvrir leur salle à manger, mais les repas de livraison et de réception sont autorisés.

Le risque de restriction

A l'Assemblée nationale, les partis d'opposition ont réservé un accueil mitigé aux nouvelles mesures. Se félicitant des réductions pour les sports de plein air, le co-représentant de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a toutefois demandé que d'autres mesures soient étroitement surveillées. «Jouer au yo-yo avec des mesures de contrainte n'est bon pour personne. "Nous devons redoubler d'efforts pour mieux protéger la population de la zone orange, que ce soit par des contrôles routiers, des triages ou encore plus de contrôles pour les chalets et restaurants." Chez les libéraux, la critique de la santé Marie Montpetit a réitéré la nécessité de rester «très prudente face aux variations». «Le gouvernement doit faire tout ce qu'il peut pour freiner leur propagation. "Il doit repenser et renforcer sa stratégie de test grâce à l'utilisation de tests rapides", a-t-il déclaré. Au Parti québécois, le député Joël Arseneau, le porte-parole de la santé, ne s'est pas arrêté. "Le gouvernement voyage dans les yeux et n'a pas de plan d'action pour l'avenir et refuse toujours de révéler les critères sur lesquels se fondent ses décisions, le présent et l'avenir", a-t-il déclaré.